Édition du vendredi 29 mai 2026
et descendants de François-Louis LEVASSEUR dit BORGIA
MagloireDominique Maguire, cultivateur et journalier, est né le 18 février 1824 à Québec et baptisé le lendemain à Notre-Dame de Québec. Son parrain était John Murphy et sa marraine, Charlotte Noreau, fille de Jean-Baptiste Noreau et de Charlotte Fréchette, qui avait épousé Charles Price le 27 octobre 1820 à Notre-Dame de Québec. Après le baptême, il a été confié aux sœurs Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec, qui l’ont enregistré sous le nom de Dominique Magloire. Ce même jour, il a été recueilli par son grand-père, Jean-Baptiste Borgia, et son épouse, Marguerite Guillet, avec lesquels il a déménagé à Neuville.
Malheureusement, sa mère, Marie-Anne Borgia, est décédée le 1er mars 1824 à Québec, probablement des suites de l’accouchement. Le 1er mai 1829, Dominique Magloire a été officiellement adopté par Jean-Baptiste Borgia.
Vers avril 1846, Esther Mimeau, future épouse de Magloire, était enceinte. Le 23 novembre 1846, à Neuville, il a épousé Esther Mimeau, fille mineure de feu Pierre Mimeau et de feue Angélique Morin, sous le nom de Dominique Magloire. Leur premier enfant, un garçon nommé Joseph Magloire, est né le 11 janvier 1847 à Neuville et a été baptisé. Leur deuxième enfant, une fille nommée Élisabeth Magloire, est née le 16 décembre 1848 et a également été baptisée.
Le 2 octobre 1849, Dominique Magloire, alors cultivateur à Neuville et désigné sous le nom de Magloire Borgia, a acheté une terre à Saint-Basile, dans la concession Sainte-Anne de la seigneurie d’Auteuil, portant le numéro 48. Du côté sud-ouest du chemin, elle rejoignait au sud celle de Louis Cayer. Au nord, la terre appartenait à Mathias Morisset. Le 23 février 1850, il a résilié l’acte d’achat d’un terrain qu’il avait acquis le 2 octobre 1849. Le 11 avril 1850, alors qu’il travaillait comme journalier à Neuville, il a signé une quittance à Louis Gauvin pour la donation de Jean-Baptiste Borgia et Marguerite Guillet, datée du 30 mai 1849. Son grand-père et père adoptif, Jean-Baptiste Borgia, est décédé à Neuville le 16 septembre 1851.
Avant le 12 mars 1852, il a quitté définitivement Neuville pour s’installer à Saint-Basile. Le 14 mars 1852, il était qualifié de cultivateur. Le 5 juillet 1859, dans le cadastre abrégé des seigneuries, il était censitaire dans la concession Sainte-Anne Nord-Est de la seigneurie d’Auteuil (Saint-Basile). Sa terre, portant le numéro de référence 198, se trouvait près de la route 354. Elle mesurait 2 arpents de front par 25 arpents de profondeur et était adjacente au sud à celle d’Augustin Roy et au nord à celle de Richard Power. Lors du recensement de 1861, à Saint-Basile, il était âgé de 37 ans et vivait avec son épouse Esther (31 ans) et leurs enfants, Joseph (14 ans) et Élisabeth (12 ans), dans une maison en bois d’un étage. Au recensement de 1871, toujours à Saint-Basile, il était cultivateur à 46 ans et ne savait pas écrire. Il vivait avec son épouse Esther (38 ans), sa fille Élisabeth (22 ans) et son fils Damase (8 ans). Le 26 août 1872, il était qualifié de journalier de la paroisse de Saint-Basile-Sud. Le 13 avril 1873, il habitait à Saint-Raymond lors du mariage de sa fille Élisabeth avec Édouard Richard. Lors du recensement de 1881, il était cultivateur à Bourg-Louis et vivait avec son épouse Esther (48 ans) et leurs fils Alfred (8 ans) et Damase (19 ans). En 1882, il a acheté un emplacement sur la terre de son fils Joseph, le lot 696. Au recensement de 1891 il est cultivateur à Bourg-Louis, âgé de 68 ans, il sait lire. Il habite avec son épouse Esther, âgée de 60 ans, et son fils Alfred, âgé de 18 ans.
Il décède le 19 août 1892 à Saint-Raymond, à l’âge de 68 ans et 7 mois. Il est inhumé le 23 août 1892 dans le cimetière de Saint-Raymond sous le nom d’Alfred Borgia. Ses deux fils, Joseph et Alfred, sont témoins de l’inhumation.